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De L’islam À

L’affranchissement

FROM BELIEF TO ENLIGHTENMENT

Ali   Sina

    

Je suis né dans une famille religieuse, plusieurs de mes parents, du côté maternel, étant des ayatollahs. Même si mon grand-père professait le scepticisme, la religion fut l’axe autour duquel ma famille évoluait, sans que nous ne soyons jamais très fervents des mullahs. En fait, nous entretenions peu de relations avec notre parenté plus fondamentaliste, aimants penser que notre façon d’exercer la foi était «l’islam véritable» et non celle-là enseignée par les mullahs. 

Je me souviens d’une discussion avec le mari d’une de mes tantes, alors que j’avais 15 ans. Il était un fanatique, donc très concerné par la jurisprudence islamique que l’on nomme fiqh. Cette jurisprudence règle la manière dont les musulmans doivent prier, jeûner, conduire leurs vies publiques et privées, faire des affaires, se laver, utiliser les toilettes et même copuler. J’argumentai que cela n’avait rien à voir avec le «véritable Islam», qu’il s’agissait-là de pures fabrications des mullahs et qu’une obsession envers le fiqh diminuait l’impact et l’importance du véritable message islamique qui est d’unir l’homme à son Créateur à travers Sa Religion. 

Dans ma tendre jeunesse, j’avais déjà noté les cruautés discriminatoires dirigées contre tous les membres des minorités religieuses en Iran. Cela était plus évident dans les villes provinciales, où le faible niveau d’éducation permettait aux mullahs d’exercer une plus forte emprise sur la crédulité. C’est le travail de mon père qui nous emmena à passer quelques années ainsi, parcourant de petites municipalités iraniennes.  

Un jour, lors d’un cours de natation, notre professeur empêcha les quelques juifs et bahaïs du groupe à nous rejoindre dans la piscine. Ces derniers, dira-t-il, ne pouvaient partager la même eau que nous autres. Je me souviens de la déception que je rencontrai dans le regard de ces enfants, une tristesse contrite dans leurs cœurs malmenés. Ayant environ neuf ou dix ans, je ne pouvais me faire une idée réelle de l’injustice commise. Je pensai qu’il s’agissait de leur faute, celle de ne pas être musulman, mais je n’avais certainement pas apprécié ce moment. 

Je réalise la grande chance d’avoir eu des parents qui encouragèrent mon sens critique. Ils voulurent m’inculquer l’amour de Dieu et de son Prophète,

tout en y adjoignant des valeurs humanitaires, telle l’égalité des droits entre hommes et femmes, ainsi qu’un respect envers l’humanité. C’était en fait l’éducation standard pour la plupart des familles iraniennes. Une grande majorité des musulmans, d’une certaine éducation, se convainc que l’Islam est ainsi une religion humanitaire respectant les droits humains, élevant le statut des femmes, protégeant leurs droits. La plupart des musulmans sont vraiment convaincus que l’Islam signifie paix. 

Je passai ma jeunesse, toute bercée par cette douce illusion, critiquant les mullahs pour leurs déviants obscurantismes. J’idéalisais une autre religion se conformant à mes propres valeurs : une religion de paix, d’égalité, qui encourageant ses membres à rechercher le savoir par la curiosité, harmonisant science et raison. J’étais persuadé que cette science découlait de l’Islam, qu’elle en était une étincelle qui avait rejaillie à l’Ouest et rendue ainsi possible les découvertes et inventions modernes. La raison pour laquelle les musulmans vivaient dans un tel niveau d’ignorance misérable, en comparaison de l’Ouest, ne pouvait provenir que des mullahs et des leaders religieux qui, pour leurs propres dominants intérêts, s’évertuaient à prêcher un biaisage forcené des réels enseignements de l’Islam.  

Les musulmans pensent très honnêtement que la civilisation occidentale puise ses racines dans et

par l’Islam. Ils citent les grands noms scientifiques médiévaux du Moyen-Orient dont l’esprit contribua de façon cruciale à l’essor des sciences modernes. 

Omar Khayyâm fut un grand mathématicien qui calcula la durée d’une année avec la précision de .74% d’une seconde. Zakaria Razi peut très bien être considéré comme l’un des fondateurs de la science empirique, basée sur l’expérimentation. Ali Ibn Sina (Avicenne) rédigea une monumentale encyclopédie médicale qui fut enseignée dans les universités européennes durant des siècles. Il y a beaucoup d’autres musulmans parmi les luminaires du savoir, pionniers alors que l’Europe languissait encore dans les affres du Moyen-Âge. Comme tous les autres, je m’étais persuadé que tous ces chercheurs émérites avaient été inspirés par le Coran, que les glorieux jours de l’Islam réapparaîtraient, les musulmans redevenant les chefs de file de la civilisation..  

Mais la réalité râpe les rêves : l’Iran avait beau se dire musulman, il s’agissait d’une société corrompue. Les chances d’entrer à l’université s’avéraient forts restreintes : un seul sur dix postulants y parvenant. Encore qu’il devait souvent se contenter de matières imposées, s’il n’avait pas de notes assez élevées pour choisir sa faculté. Le régime du Shah se basait sur la répression, la liberté d’opinion cadenassée. Les gens se méfiaient les uns des autres et chacun pouvait se révéler être un agent de la SAVAK tant redoutée. Je manquais de tact et parlais bien trop ouvertement, alors que ma vie même était en jeu.

Le Shah, préférant investir dans l’armée plutôt que dans l’éducation, celle-ci laissait beaucoup à désirer et les universités disposaient de moyens limités. Tout cela contribua à la décision, prise par mon père, de m’envoyer poursuivre mes études à l’étranger. 

Nous avions considérés l’Europe et l’Amérique, mais mon père suivit le conseil de quelques proches et trancha en faveur d’un pays musulman plus seyant pour un jeune homme de 16 ans. On nous avait dit que l’Ouest était trop lascif, que la moralité de leurs citoyens était licencieuse, qu’on y buvait, que les plages y débordaient de nudités. Il valait donc mieux opter pour un pays musulman et le Pakistan fut alors retenu. Un ami de la famille nous dira que ce pays valait bien l’Angleterre, en moins onéreux.  

Cela s’avéra faux. À mes yeux, les pakistanais se révélèrent aussi corrompus et immoraux que les iraniens. Certes, ils étaient très religieux. Ils n’y mangeaient pas de porc et personne ne consommait de l’alcool en public, mais menteurs et hypocrites comme deux, traitant les femmes avec dureté, haïssant les gens de l’Inde sans nuances. Leurs façons d’être religieux excluant toute éthique. 

Je préférai parfaire mes connaissances en Culture Pakistani plutôt que d’apprendre l’Urdu, afin de compléter mes études en FSc (Sciences). C’est là que j’appris les raisons de la Partition avec l’Inde et connu le leader de ce mouvement, Muhammad Ali Jinnah, nommé Qaid-e A’zam par les pakistanais. Tout le monde le vénérait, contrairement à Gandhi, mais je ne pouvais prendre que pour celui-ci, devant l’arrogance ambitieuse d’un homme responsable des millions de morts qui résultèrent de la Partition d’une si grande nation. J’ai toujours été défiant, ne prenant jamais pour acquis ce que l’on me disait. Pourquoi la religion serait-il un motif suffisant pour diviser une nation ? Le terme même de Pakistan se veut une insulte envers les Indiens, puisque PAK signifie ‘’être pur’’, en opposition aux indiens surnommés najis (les sales). L’ironie étant que je n’ai jamais rencontré un peuple aussi peu soucieux d’hygiène que celui-ci, à la fois mentalement et physiquement. Je constatai qu’une autre nation islamique était, elle aussi, dans un tel état de banqueroute moral et intellectuel. Dans les discussions où j’idéalisais l’Islam, condamnant la bigoterie et le fanatisme, je fus rabroué pour mon occidentalisme et mes vues non ou peu orthodoxes.  

Après en avoir discuté avec le paternel, je résolus de poursuivre mes études universitaires en Italie. Il est vrai que l’on y mangeait du porc, y consommait de l’alcool, pourtant je trouvai les italiens beaucoup plus hospitaliers, plus amicaux et moins hypocrites que les musulmans. Les gens s’apportaient de l’aide sans attendre quelque chose en retour. 

Un couple âgé m’invita chez eux pour dîner, à tous les dimanches, afin que je me sente moins seul et je devins presque un fils pour eux. Ils n’attendaient rien de moi, juste quelqu’un à qui donner de l’affection. Tous ceux qui émigrent dans un nouveau pays, dont ils n’en parlent pas la langue, où ils ne connaissent personne, peuvent témoigner du réconfort qu’une telle hospitalité apporte. 

Leur demeure était d’une propreté impeccable et cela, déjà, contredisait mes préjugés envers les occidentaux. Si ma famille avait toujours manifestée une belle ouverture d’esprit envers les autres, l’Islam m’enseignait que tous les étrangers sont des salauds (Najis : Coran 9.28) et que je devais éviter d’en faire des amis. J’avais avec moi une copie du Coran que j’utilise encore, avec une transcription des versets en parsi. Je tombai sur celui-ci : 

’O toi qui crois ! Ne prends pas de Juifs ou de Chrétiens pour amis (awliya), ils sont tout sauf des awliya les uns pour les autres’’. Coran 5.51 

La sagesse de ces versets m’échappait. Pourquoi ne pouvais-je pas être ami avec ce merveilleux vieux couple, m’ayant témoigné d’une telle hospitalité que je me sentais chez eux comme chez moi. Je me convainquis qu’ils étaient de ‘’véritables musulmans’’ et essaya d’aborder ce sujet délicat avec eux. Ils se montrèrent rébarbatifs et changèrent de propos. Que les non-musulmans aillent forcément en enfer n’a jamais fait partie de mes convictions religieuses. Je n’avais fait que survoler ce thème dans le Coran, sans y prêter trop d’attention. Bien-sûr, je savais qu’Allah se réjouirait qu’un individu reconnaisse son Prophète, mais je n’avais jamais sérieusement crû qu’Il puisse être assez cruel au point de condamner quelqu’un au feu éternel, aussi bon soit-il, juste parce qu’il n’était pas musulman. Je lis alors : 

’Quiconque désire une religion autre que l’Islam (soumission à Allah) jamais ne sera-t-il accepté par Lui ; dans l’Au-delà, il lui reviendra le sort de ceux qui n’ont pas de valeurs morales.’’ Coran 3.85 

Mais cela ne m’empêchait pas de penser qu’une signification plus profonde devait être contenue dans ces mots. Il ne s’agissait pas d’un sujet que j’étais disposé à approfondir et préférai tout simplement passer à autre chose. 

Je fréquentais des copains musulmans sans pouvoir m’empêcher de remarquer qu’ils vivaient selon un double standard : ils couchaient avec des filles non-musulmanes alors que cela n’était pas islamique, mais ce qui me perturbait plus encore c’est qu’ils n’avaient pas la moindre considération pour ces filles. Elles n’étaient pas pour eux des êtres humains dignes de respect, tout simplement parce qu’elles n’étaient pas musulmanes. Ils s’en servaient alors uniquement comme des jouets sexuels. Plus l’un de nous se voulait religieux et plus il abordait les autres selon ce critère sectaire. L’Islam que j’idéalisais ne pouvait ainsi être relié à la flagrante immoralité du comportement de mes coreligionnaires. L’Islam, selon moi, ne pouvait être ainsi immoral, contraire à l’éthique, malhonnête ou cruel.  

Des années plus tard, je réalisai que la vérité est exactement l’inverse : ceux qui vivaient les plus débauchés, selon mes critères, sans éthique ou moralité, étaient les musulmans orthodoxes qui pratiquaient avec le plus de ferveur les prières et

les jeûnes. Ils étaient ceux-là qui se portaient à la défense de l’islam avec rage, dès que quiconque émettait le moindre doute ou questionnement sur leur foi. Ils étaient ceux qui, perdant tout contrôle, déclenchaient la bagarre à la moindre offense. 

Un jour, je rencontrai un iranien, à la cantine de l’université et nous devinrent des amis. Plus tard, je l’introduisis dans mon cercle musulman. Nous étions tous du même âge, mais ce nouveau copain était un érudit d’une grande sagesse, qui nous captiva tous par ses hautes valeurs. Je me souviens combien nous l’attendions pour nous retrouver devant l’un de ces spaghettis ou risottos tout en ayant la nostalgie des mets typiquement perses, comme un ghorme sabzi et chelow. Une fois, il nous apprit que sa mère lui avait fait parvenir des légumes, séchés, du pays et il nous invita chez lui, le dimanche prochain, pour y dîner. 

Son appartement était d’une propreté qui détonnait avec celle de mes autres copains. Il nous prépara l’un de ces mets persans dont nous nous sommes pourléchés avec gourmandise. Puis, nous avons discutés, tout en prenant le thé. Je remarquai alors quelques livres bahaïs et il avoua pratiquer cette religion. Cela ne m’importuna nullement mais, sur le chemin du retour, mes autres copains dirent qu’ils n’entendaient plus poursuivre d’amitié avec lui. Ils répondirent à ma surprise que le fait d’être un bahaï faisait de lui un najis (un salaud) avec lequel ils se devaient de se tenir éloignés. Je les questionnai encore : il n’était pas salaud à en juger par son appartement et nous avions, tous, reconnus sa grande moralité, bien supérieure à celle que nous rencontrions chez nos coreligionnaires. Pourquoi donc ce brusque changement d’attitude ? Leur réponse m’ébranla : ils me demandèrent si je savais pourquoi tout un chacun détestait les bahaïs et je répondis par la négative, puisque je ne méprisais personne. Au bout du compte, il s’avéra qu’ils détestaient cette religion, sans en savoir plus que cela sur ce sujet. Les bahaïs ne pratiquaient pas l’Islam et cela suffisait pour les mépriser. 

Ma camaraderie avec ces deux idiots prit du plomb dans l’aile, mais je commençai enfin à comprendre comment le préjugé prend forme et opère. Je réalisai alors que la haine entretenue par les musulmans envers tous les étrangers, ne reposait pas sur une mésinterprétation des enseignements coraniques tant qu’une application formelle de ceux-ci. C’est bien le Coran qui prêche la haine et encourage les préjugés dans le cœur et l’âme des musulmans. Ce livre sacré contient une foule de versets qui incitent les croyants à haïr les infidèles, les combattre, les nommer najis, les subjuguer et les humilier, à leur trancher la tête, les démembrer, les crucifier ou les tuer partout où ils se retrouvent.  

LA VÉRITÉ CORANIQUE.

Je délaissai la question religieuse durant de très nombreuses années, non pas parce que cela ne m’intéressait plus ou que j’avais changé d’idée envers l’Islam mais, j’avais tant à faire qu’il ne me restait guère de temps pour approfondir la question.  

Je pratiquai simplement l’Islam tel que je l’entendais. Entre-temps, j’avais pris connaissance des valeurs démocratiques, des droits humains, de l’égalité des sexes, et tout cela me convenait tout à fait. Un beau jour, je me décidai à approfondir ma connaissance de l’Islam et entrepris de lire le Coran d’un bout à l’autre. Je dénichai une copie en arabe, avec une translation anglaise et étudiai chaque verset, d’une version à l’autre, ne passant pas au verset suivant sans avoir parfaitement assimilé le précédent, dans sa version arabe. Il fallut bien peu de temps avant qu’un verset me chamboula : 

’Allah ne peut pardonner qu’on lui donne des pairs ; mais il peut pardonner tout le reste, selon son bon vouloir ; donner des partenaires semblables à Allah, c’est commettre un péché vraiment atroce.’’ Coran 4.48 

Je trouvais difficile à avaler qu’un Gandhi puisse être condamné, sans espoir de Rédemption, simplement parce qu’il était polythéiste, alors qu’un vil meurtrier musulman pouvait espérer le pardon d’Allah. 

Cela souleva une question connexe : Pourquoi Allah serait-il si désespérément désireux d’être reconnu comme le seul Dieu ? Où est le mal, puisqu’il n’y a pas d’autre Dieu que lui ? Pourquoi se soucierait-il même qu’on le connaisse ou le vénère ? La lumière, qui voyage à la vitesse de 300 kilomètres seconde, prend 20 milliards d’années à parvenir jusqu’à nous, depuis le fin fond de l’univers. Cet univers comporte des millions de galaxies, chacune renfermant des millions d’étoiles, dont chacune est accompagnée par des planètes dont le relevé est exponentiel. Si Allah est le créateur d’un si vaste univers, pourquoi serait-il obsédé d’être reconnu comme le seul Dieu par une bande de singes évoluant sur une petite planète de la Voie Lactée ? Maintenant que je m’étais fait tant d’amis sincères à l’Ouest, des gens m’ayant ouvert leurs cœurs comme leurs demeures, je me braquai contre le genre de versets où Allah interdisait de telles amitiés en toutes lettres : 

’Que le croyant ne prenne pour amis aucun des incroyants plutôt que les siens ; celui qui ne s’y conforme pas, Allah ne lui sera d’aucun secours’’. Coran 3.28 

Allah n’est-il pas aussi le créateur des incroyants ? N’est-il pas aussi le Dieu de tous ? Ne serait-il pas préférable que les musulmans développent des amitiés avec les infidèles et tentent de les convertir en prêchant par le bon exemple ? Comment le fossé sera-t-il comblé, si les deux entités se cantonnent dans une incompréhension mutuelle ? Un dialogue de sourds. Comment des incroyants pourraient-ils apprendre à propos de l’Islam si nous ne nous rapprochons pas d’eux ? La réponse apparue dans un verset très décontenançant. Allah ordonne : 

’Égorgez-les là où vous les trouverez’’.

Coran 2.191  

Je pensai à tous mes amis, me rappelant leurs affections, leurs gentillesses à mon égard, et me demandai comment un vrai Dieu pouvait-il en venir

à commander ainsi de tuer un autre humain, tout simplement parce qu’il est incroyant. Cela était parfaitement absurde mais, puisque ce genre de verset est répété dans le Coran, aucune ambiguïté ne saurait subsister : 

Allah dit à son Prophète : ‘’O Prophète ! Soulève les Croyants au combat. Si vous n’êtes que vingt, la patience et la persévérance, vous en feront exterminer deux cents ; s’il y en a cent, vous viendrez à bout de mille d’entre eux’’ Coran 8.65 

Je me demandai pourquoi Allah a-t-il besoin d’un ‘’prophète’’ pour faire la guerre ? S’il a tant besoin d’éliminer les incroyants, ne peut-il pas le faire lui-même ? Pourquoi s’intéresserait-il à ceux-ci au point de vouloir les exterminer ? Pourquoi transforme-t-il les musulmans en agents de Sa dévastation ? Ne devrait-il pas enseigner l’amour et la tolérance envers les faiblesses des uns et des autres ? 

J’étais déjà familier avec le djihad, ne l’ayant jusque-là jamais remis en question, mais il me devenait difficile d’accepter que Dieu puisse recourir à des mesures aussi drastiques pour s’imposer aux gens. Ce qui me révoltait plus encore c’est la fiévreuse cruauté avec laquelle Allah traitait les incroyants : 

’J’installerai la terreur dans le cœur des incroyants ; frappez-les au cou et arrachez leurs les ongles’’. Coran 8.12 

Il ne suffisait pas à Allah d’exterminer les infidèles, il éprouvait un réel plaisir à les torturer, avant de les tuer. Frapper quelqu’un sur la tête, en haut du cou, ou arracher les ongles sont des cruautés manifestes. Dieu pouvait-il ordonner de telles ignominies ? Pire, voilà ce qu’il leur réserve dans l’Au-delà : 

’Ces deux antagonistes se disputent à propos de leur Seigneur respectif ; mais pour ceux qui nient leur Seigneur, pour eux sera confectionné un vêtement de feu ; sur leurs têtes sera versé de l’eau bouillante. Ainsi sera brûlé l’intérieur de leurs corps tout comme leurs peaux. S’ajouteront des gourdins de fer pour les punir. Chaque fois qu’ils voudront s’échapper de leurs angoisses, ils seront forcés d’y revenir et il leur sera dit : Goûtez à la Pénalité du Feu’’.

Coran 22.19-22 

Comment le Créateur de l’univers pourrait-il être aussi pitoyable qu’il paraît dans ces versets ? J’en fus profondément bouleversé, choqué de savoir qu’Allah pouvait ainsi ordonner de tuer les gens, d’apprendre qu’il allait les torturer pour l’éternité,

cela de la plus horrible manière, pour la simpliste raison qu’ils ne croyaient pas. Atterré tout autant de réaliser que le Coran ordonne d’exterminer tous les incroyants partout où ils se trouvent (2.191) ; de les tuer, de les traiter avec férocité (9.123). Il fallait les combattre (8.85) ; les humilier en leur imposant une taxe pénale, s’ils sont chrétiens ou juifs (9.29) ou de les égorger sinon (9.5).  

Je fus consterné en apprenant qu’Allah reléguait les sceptiques du Coran à l’enfer (5. 11) en les nommant najis (9.28) ; consterné aussi en découvrant qu’Allah ordonnait aux musulmans de combattre les infidèles jusqu’à ce qu’il n’y est plus d’autre religion que seul l’Islam (2.193) ; abasourdi encore lorsque le Coran promette l’enfer à tous les incroyants qui devront y boirent de l’eau bouillante (14.17), ou qu’il exhorte les musulmans à égorger les infidèles, les crucifier, leurs trancher les mains ou les pieds, les exilant de la terre avec disgrâce, alors qu’un châtiment éternel leur est réservé dans l’Au-delà (5.34). 

Je me scandalisai en parcourant des versets comme celui qui promet des ‘’haillons de feu’’. Mon Dieu, que de sadisme ! Froissé et contrit en découvrant que le Coran interdit d’entretenir une amitié, même avec son propre père ou ses frères, an autant qu’ils ne sont pas des musulmans (9.23 et 3.28), suivant l’exemple que donna Mahomet aux batailles de Badr et d’Uhud, où il encouragea les siens à tuer leurs propres familles. Comment ne pourrais-je être heurté par un Coran qui ordonne de ‘’frapper les infidèles avec compulsion’’ (25.52), d’être rude avec eux puisqu’ils appartiennent à l’enfer (66.9) ? Je fus estomaqué que le Prophète demande aussi à ses disciples de décapiter les incroyants, après en avoir massacrés un grand nombre, une fois les captifs attachés avec grand soin (47.4).  

Blessé que le livre d’Allah infériorise les femmes et accorde à leurs époux le droit coranique de les battre (4.34), que les femmes désobéissantes à leurs maris vont en enfer (66.10) stipulant que les hommes ont préséances sur les femmes (2.228). Non seulement celles-ci ne peuvent revendiquer une part d’héritage égale (4. 11-12), mais qu’elles soient considérées comme des imbéciles dont le témoignage ne vaut rien en cours (2.282). Cela signifie qu’une femme violée ne peut accuser son agresseur sans produire un témoignage masculin. Ce qui est impossible. Le plus aberrant verset est sans doute celui où Allah, par son Prophète, permet aux musulmans de violer des femmes capturées, pendant une guerre, même si elle est mariée (4.24 et 4.3).  

Mahomet lui-même viola des femmes, parmi les plus jolies, le même jour où il avait assassiné leurs maris et familles. Voilà pourquoi chaque fois qu’une armée musulmane en vainc une autre, parmi les infidèles (kafirs), ses soldats violent les femmes. C’est ainsi qu’au Bangla Desh 250,000 femmes bengalis furent violées en 1971, à la suite du massacre d’environ 3,000,000 de civils désarmés, puisque leurs leaders religieux avaient décrétés que tous les bangladeshis étaient des kafirs. Voilà pourquoi les geôliers, sous le régime islamique, violent les femmes avant de les tuer en les déclarants apostates, ennemies d’Allah. 

Après cette lecture du Coran, un tsunami dépressif déferla en moi et tout mon passé se trouva ravagé. Je ne pouvais tout simplement plus accepter cela. Ma première réaction fut d’en nier tout l’ensemble, de rechercher des sens ésotériques à cette cruauté. Cette tâche s’avéra irrationnelle et je demeurai confronté à l’implacable réalité. Accablantes, les preuves convergeaient et, sans erreur possible…

LE CORAN EST FONCIÈREMENT INHUMAIN ET LE MUSULMAN IDOLÂTRE DE SIMPLES MOTS ! 

LES ÉTAPES VERS L’AFFRANCHISSEMENT.

Devant moi, la route semblait crevassée. Derrière, je délaissais l’Eden islamique, aussi sécurisant que l’ignorance. Je m’en étais chassé moi-même et sa porte demeurerait close. J’avais goûté à ce fruit défendu, apprenant trop de choses. Cette Élysée d’innocence me serait désormais interdite à tout jamais. La seule route menait devant, mais elle se présentait trop difficile pour ce que je me sentais capable d’affronter. La traversée de la croyance à l’Affranchissement est ardue : il y a des montagnes d’obstacles côtoyant des abysses à éviter. Pour les avoir traversées, l’expérience nous enseigne que ce chemin passe par sept étapes. 

ÉTAPE 1 : LA NÉGATION.

Tout de suite après le choc s’installe la négation et l’immense majorité des musulmans s’y retrouve encabanée. Le négationniste musulman se refuse à quitter ce refuge, incapable d’admettre que le Coran est un canard, une bredouille, une mystification.  

Le musulman qui se retrouve confronté à la simple possibilité que le Coran erre telle une fraude voudra désespérément tenter d’expliquer l’inexplicable et mouler la logique pour qu’elle s’y confonde. Chaque fois qu’il est exposé à un verset insensé, exigeant un acte répréhensible, le musulman se réfugie dans la négation. Cela revient, pour lui, à nier que nous soyons expulsé du Paradis de la béate ignorance.  

Poursuivre la route qui mène à l’émancipation paraît trop pénible et l’on s’accroche à la zone relativement confortable que la négation procure. Une sécurisante tranquillité s’y épanche et, même si l’on se refuse à continuer la route vers l’Affranchissement, au moins la réalité n’est plus si brutale. Tout va comme pour le mieux et l’ordre semble régner.  

Toute désintoxication s’avère ardue, surtout lorsque la cause s’enracine dans la plus lointaine enfance. Il n’est pas si évident pour un musulman de se faire à l’idée que le Prophète ne soit qu’un dément parmi tant d’autres. Cela ressemble à un enfant à qui l’on dirait que son père est un voleur, un violeur et un meurtrier. L’enfant, qui idéalise son père, ne sera tout simplement incapable d’accepter un tel constat. Il va vous traiter de menteur et il va vous haïr pour l’avoir blessé. Il va vous maudire, vous tenir pour son ennemi. Sans doute même ira-t-il, de rage, jusqu’à s’en prendre physiquement à vous. 

Le négationnisme se veut une défense naturelle, un mécanisme de blocage. Une mère qui apprend le décès de son enfant, lors d’un accident, ne le croira tout simplement pas. Une peine trop vive entraîne la négation de ce qui la provoque. Lors de grandes catastrophes, on tend à se convaincre qu’il s’agit d’un mauvais rêve et que tout rentrera dans l’ordre dès qu’on s’éveillera. On aura beau retarder l’éveil,

il surviendra à un moment ou à un autre car les faits sont obstinés et ne disparaissent pas. On peut ainsi se réfugier dans la négation durant un temps, mais

il faudra bien se rendre à l’évidence tôt ou tard.  

Les musulmans sont bercés dans le mensonge :

ils sont littéralement allaités au biberon coranique, d’abord parce que toute critique de l’Islam y est punie de mort. Aussi, personne n’ose-t-il s’élever contre la ‘’Vérité’’. Tous ceux qui s’y frottent ne font jamais de vieux os. Ils sont rapidement tués, rendus silencieux. Comment en arriveraient-ils à concevoir que la vérité est l’inverse de ce qu’ils apprennent de tous bords et tous côtés ? Il y a ce Coran qui s’auto- proclame un miracle inégalable mais qui enjoint au meurtre par tant de surahs. Il y est prescrit d’abattre quiconque oserait le critiquer ou le défier, pourtant si vous tentiez de reproduire des surahs vraiment aussi misérables, on vous accuserait de vous moquer de l’Islam et la mort s’ensuivrait. 

Dans une telle atmosphère d’insincérités trompeuses la vérité est toujours accidentelle ou fortuite. Faire face à la réalité s’avère une par trop douloureuse conscientisation, aux extrêmes agonies. Le seul mécanisme permettant une échappatoire reste le négationnisme. Ainsi au moins la douleur s’endure, une accalmie y est ressentie. Mais cela revient également à se placer la tête sous le sable et la réalité, qui donne froid dans le dos, ne cesse de nous rappeler que nous sommes des parias de l’Éden. La porte, derrière nous, est définitivement close et les clés se sont dissoutes. Nous voilà tels des intouchables, sans plus aucune case où se loger. Des frissons parcourent l’échine alors que l’on observe, avec appréhensions, la route claire-obscure qui se profile au large de rien, nous ramenant à notre peur paralysante. Titubant, on essaie les premiers pas, comme un accidenté qui réapprend à marcher. L’incertitude harnache nos pas vers une destinée sans précédent. On cherche très gauchement à s’orienter, avançant à tâtons, à contre-cœur. La panique nous fait rebrousser chemin et elle nous reconduit à la porte, toujours scellée, de l’Eden.  

Ceux qui demeurent à l’intérieur de ce Paradis sont ceux qui ne l’ont jamais quitté car ce faire revient à ne plus pouvoir y entrer de nouveau. Voilà pourquoi la grande majorité des musulmans ne s’y risque pas, et s’y cloisonnent volontairement. Les négationnistes s’y blottissent près de la porte. Mais s’agit-il d’une porte, puisque l’on ne peut la franchir sans possibilité de retour ? Elle empêche ceux qui sont à l’intérieur d’en sortir et ceux de l’extérieur d’y entrer. C’est un Mur de Berlin construit autour de l’Eden. Demeurer dans ce Shangrila exige de ne douter de rien, croire, et surtout ne pas réfléchir.  

Pour y demeurer, on croira en n’importe quoi ou à n’importe qui : que c’est Jonas qui a avalé la baleine ou que les jours sont en réalité les nuits. On croira que Moïse a séparé les eaux, que la terre fut créée

il y a 6000 ans, que Noé a remplit l’arche de tous les animaux du globe, ou bien encore que Jésus est corporellement ressuscité, avant de monter vers les cieux. On admettra de même que Mahomet a gravi les sept cieux pour rencontrer Dieu, divisé la lune et conversé avec les jinns. Comme le disait Voltaire : ‘’Ceux qui en arrivent à croire en des absurdités sont aussi capables de commettrent des atrocités’’. Aussi en vient-on à la certitude que de tuer des infidèles est un pur devoir sacré, que la lapidation est un châtiment divin, que battre une épouse est prescrit par Dieu ou que la haine des incroyants est le signe d’une Alliance du Peuple élu avec le Créateur. On place des bombes avec sérénité, certain que l’on méritera ainsi une place de choix au Paradis.  

Si rien ne vient perturber ce cocon de mensonges stratifiés, ces croyants demeureront indéfiniment dans ce cloaque suranné. Tout ce qu’ils y entendent, c’est que l’Islam est la seule vérité au monde et que ce monde ne se transformera pas en paradis avant qu’il ne soit tout à fait islamisé. Conséquemment, tous les problèmes existants relèvent de cette grave lacune. C’est la culpabilité des musulmans qui n’ont pas encore convertis tous les infidèles, qui ne les ont pas encore réduits au servage tel que le prévoit le Coran, si l’injustice règne sur la terre.  

Ce n’est pas la faute des musulmans, qui sont des gens comme vous et moi, foncièrement besogneux, généreux, hospitaliers et d’agréables êtres humains. Le mensonge dont ils sont victimes, c’est l’Islam. C’est par l’Islam, qu’ils sont amenés à commettrent des actes criminels qu’ils tiennent pour sanctifiés. Plus un musulman est zélé et plus il est assoiffé de sang, de haine dévorante : il ne s’agit plus tellement d’une personne que d’un zombie.  

J’en étais là, incapable de reculer, mais trop effrayé pour avancer. Toutes mes tentatives pour trouver un sens plus accommodant au Coran, lamentablement

s’échouaient. Ce que je désirais y retrouver ne s’y trouvait pas. Je l’avais parcouru exhaustivement et ne pouvais plus me convaincre, en prétendant que ces versets inhumains étaient cités hors contexte. Le Coran n’a pas de contexte. Les versets comme au hasard sont distribués et le tout manque souvent de la plus élémentaire cohérence. Son seul message est de se soumettre à Allah en exterminant tous les incroyants qu’Allah torturera ensuite indéfiniment. On n’y retrouve aucune leçon de moralité, de justice, d’honnêteté ou d’amour.  

Le Coran veut amadouer et flatter les fidèles par des récompenses célestes garantissant des prostituées angéliques (houris) tout en les menaçant des feux de l’Enfer. Lorsque le Coran parle de rectitude, cela n’ait aucunement dans le sens où nous l’entendons généralement, mais dans le sens de la croyance en Allah. Un musulman peut tuer et assassiner tous les non-musulmans qu’il voudra et se présenter comme quelqu’un de vertueux. Les bonnes actions y sont aléatoires et seule la croyance en Allah s’y veut déterminante en tant que but ultime d’une vie. 

Après cette lecture, ma perspective de la réalité se trouva comme court-circuitée. Je me trouvais face à face devant une effarante vérité. Il s’agissait-là d livre à l’inverse de mes expectatives. Qui pouvais-je blâmer, maudire ou traiter de menteur ? Toutes les absurdités de l’Islam transparaissaient à travers le Coran et j’en fus consterné, abasourdis, médusé, choqué. Ce choc initial n’est évidemment pas une expérience agréable et enclenche un processus angoissant qui, seul, permet ensuite d’envisager son dénouement.  

IL FAUT DONC QUE LES MUSULMANS SOIENT CONFRONTÉS À L’HORREUR DU CORAN ET IL FAUT QU’ILS EN SOIENT CHOQUÉS. IL FAUT LES TIRER DE LEURS TORPEURS, POUR LEUR PERMETTRE DE SE DISTANCIER DE CE FATRAS PARASITAIRE. Si la Vérité est amère, elle n’en doit pas moins être perçue. La dorer ou la sucrer ne fait que réconforter les retranchements fallacieux des négationnistes. Les faits sont entêtés et ne peuvent être sempiternellement rejetés du revers de la main. Seulement alors, le processus de désintoxication peut-il s’enclencher. SI SON ENTOURAGE SE MET À RIRE DE LUI, LE TOXICOMANE RÉAGIT. Il va d’abord sûrement, nier avec rage. Ce n’est surtout pas le moment d’arrêter la thérapie du ridicule…

IL FAUDRA CONSIDÉRER L’ISLAM TELLE UNE TOXICOMANIE. La guérison suivra le diagnostic. 

Chacun possédant une sensibilité différente, ce qui choque une personne n’est pas nécessairement ce qui va en offusquer une autre. Je le fus lorsque je pris connaissance que Mahomet instruisit ses disciples à battre leurs épouses, soulignant leurs ‘’intelligences déficientes’’, par ailleurs il m’est très souvent arrivé de rencontrer des femmes que cette discrimination ne vexait aucunement. Non qu’elles y adhéraient, reconnaissaient leurs ‘’déficiences’’ ou pensaient que la majorité d’entre elles iraient en enfer, mais une sorte de blocage leur interdit cette conscientisation. Il y a dénie, il y a négationnisme. Ce qu’elles lisent ne les accroche pas. Cette sourde négation se veut comme un bouclier les protégeant d’un choc trop intense, d’une désillusion trop pénible. Ce bouclier-là, nul ne pourra le leur enlever. Il faut donc les faire réagir autrement, par exemple en les relançant assidûment avec d’autres versets, pour elles inadmissibles du Coran. UN TEL CHOC DOIT SURVENIR CAR LUI SEUL LES AIGUILLERA SUR LA VOIE DE LA DÉSINTOXICATION.  

EN DÉCLOISONNANT L’ISOLATIONNISME OU SE TISSE LE COCON MUSULMAN, LA THÉRAPIE DU CHOC PAR LE RIDICULE BRISERA CE CERCLE VICIEUX. Il n’y a pas d’autres façons de guérir le mal qu’est l’illusion islamique, entretenue par l’ignorance.  

Internet change la donne de la balance du pouvoir. Pour une fois, le mur du silence élevé par la force brute, l’emprisonnement, les fusils, les escouades de la mort, sont impuissantes à empêcher la Révélation critique. Les voilà désarçonnés, incapables d’arrêter la profusion du message en éliminant le messager. Désormais, un plus grand nombre d’entre eux sont confrontés aux faits sans pouvoir en faire taire la source. Ils essaient bien de fermer les sites qui les harassent, pour échouer le plus souvent, et ces sites se multiplient pour dénoncer leurs ivres illusions. 

C’est ainsi que j’ai créé, il y a quelques années, un site hébergé par Tripod.com que l’on est parvenu à faire fermer sauf que quelques semaines plus tard, j’en ouvrais un nouveau, à titre personnel. Ce site a toujours voulu informer les musulmans à propos des tenants et aboutissants de l’Islam véritable. Les si beaux jours où l’on assassinait les détracteurs et les apostats ne sont plus ce qu’ils étaient. Brûler leurs livres, les acculer au silence ne fonctionnent plus aussi bien, il y a du sable dans l’engrenage. Mon site, qui reçoit 200,000 visites par mois, est banni en Arabie Saoudite. Malgré cette censure, de nombreux musulmans, qui n’ayant jamais entendu de critiques à propos de l’Islam, se révèlent agressés lorsque confrontés à la vérité, pour la toute première fois.  

Sur les chats de Yahoo j’avais conversé avec une dame qui venait de se convertir à l’Islam. Elle avait commencée à porter le voile et régissait un site où on pouvait la voir, couverte d’un voile noir où elle racontait sa conversion. Très active, elle conseillait aux gens de ne pas fréquenter mon site ou lire mes écrits. Puis, elle apprit l’histoire de Safiyah, cette juive capturée par Mahomet qui la viola peu après avoir tué son époux, son père et plusieurs membres de sa famille. 

Cette dame en fut très choquée et en demanda des explications auprès des leaders musulmans qui s’avérèrent, toutes, insatisfaisantes. Le Paradis de l’ignorance se refermait derrière elle. Elle m’écrivit ensuite régulièrement pour poser des questions. Je me demande bien ce qu’il est advenu d’elle. Si elle reçoit ce message, j’aimerais bien renouer contact. Je suppose qu’elle a traversé, à son tour, les étapes vers l’émancipation existant entre la foi aveugle, si réconfortante, et les lumières de l’affranchissement. Aux dernières nouvelles, ‘’Liberté’’ me remerciait de l’avoir guidé dans ce dédale tortueux et se désista des clubs islamiques que l’on retrouve sur Yahoo.  

Toute une civilisation se retrouva intoxiquée par le message coranique. Lorsque l’on est confronté à son absurdité, on ne peut réagir qu’avec rage. On passe ensuite à l’étape du négationnisme. C’est là qu’il ne faut pas s’arrêter, comme tant de musulmans le font actuellement. Il faut aider le toxicomane coranique à sortir du cercle vicieux où il aime s’isoler. 

C’est ce que j’entends faire en exposant l’Islam pour ce qu’il est véritablement : la vie de Mahomet n’a rien d’exemplaire, ses paroles sont haineuses et ses assertions, insensés. IL FAUT BOMBARDER LES MUSULMANS AVEC DES FAITS. Ils m’en veulent et sont en colère. On me maudit et affirme, qu’après m’avoir lus, leur foi s’en trouve ‘’renforcée’’. C’est là où je vois que mes provocations ont suscité chez eux l’étape de la négation. Mais, au moins, le doute s’est implanté et n’attend plus qu’une occasion pour germer. Chez certaines personnes cela prend parfois des années mais, avec un peu de chance, la graine va prendre racine et l’affranchissement s’accomplir. 

Le doute est le plus précieux cadeau que l’on puise s’apporter les uns, les autres. C’est le germe même de l’Affranchissement. Le doute libère et fait avancer le savoir. Grâce à lui, nous prenons conscience des mystères de l’univers qui se dévoilent lentement. Par contre, la foi nous parque dans l’ignorance et c’est l’un des obstacles qui nous refrène en tout, la vaine crédulité religieuse imposant des valeurs erronées depuis des milliers d’années. Le doute est synonyme de faiblesse et la foi de grande force morale, alors que c’est l’inverse qui est vrai.  

La croyance repose sur le manque d’évidences. La crédulité bâillonne la crédibilité et la rive à une foi qui nous emmêle dans ses valeurs, nous pétrifiant dans la peur d’errer, de se tromper, de s’égarer. En quoi pourrions-nous être si fiers de cela ? 

Au contraire, le doute présuppose de pouvoir penser indépendamment, la capacité de se questionner, de remettre les choses en question et ce doute est le scepticisme qui permet à la science d’innover. La civilisation repose toute entière sur des hommes et des femmes ayant doutés, jamais sur les croyants d’une foi ou d’une autre. Les sceptiques sont des leaders, des pionniers et des découvreurs, autant en philosophie qu’en science ou en médecine, alors que les croyants se blottissent derrière une sécurisante atrophie où ils participent bien peu à l’évolution de la science ou à l’entendement humain.  

SECONDE ÉTAPE : LA CONFUSION.

Ceux qui lisent mes articles sur l’Islam, qui sont perturbés, choqués ou blessés de ce que je dis à propos du Coran, sont chanceux puisqu’ils peuvent me blâmer et déverser leur fiel sur moi. Je n’avais pas cette possibilité, lorsque je fus confronté à la sénilité du Coran. Passé le choc initial et la période de négationnisme, je me retrouvai confus et portai le blâme sur moi-même : je me haïssais de penser, de douter ou de trouver des fautes dans ce qu’il était convenu représenter le message de Dieu. 

Comme tant d’autres musulmans, j’avais passé outre les absurdités, les mensonges et toute l’inhumanité inhérente à l’Islam. Je les avais accepté tels quels, sans m’attarder à leurs barbaries, comme toute personne religieuse qui a tendance à croire ce que lui raconte les autorités. Ce mensonge est distillé par petites doses, dès la plus tendre enfance. Puisqu’il n’y a aucun moyen pour comparer les alternatives, l’endoctrinement est graduel et on peut rapprocher cela d’une vaccination qui nous immuniserait contre la vérité. C’est cela qui fut emboutit après ma lecture exhaustive du Coran. Cette somme de mensonges déferla sur moi comme pour m’asphyxier. Dégoûté de ma propre crédulité au point de l’écoeurement. 

C’est comme si mes facultés rationnelles avaient été suspendues, atrophiés, au point de m’insensibiliser aux atrocités du Coran. Un passage répréhensible surgissait, je l’en excusais pour me convaincre que le contexte général ne pouvait qu’infirmer un tel passage si occasionnel. Sauf que ce contexte ‘’bonifiant ‘’ n’existait que dans mon imagination. J’idéalisais l’Islam et l’interprétais à travers cette grille de projections. Aussi, toutes ces absurdités coulaient-elles comme la pluie sur le dos d’une oie. 

C’est en voulant structurer ce contexte général que le ciel me tomba sur la tête. Mon idéalisation sombra tel le Titanic percutant le fatidique iceberg. L’image projetée par l’entièreté du Coran se précisait, comme le jet d’une lampe de poche révèle les fins fonds d’un placard. Ce qui émergeait démontrait un ensemble entérinant l’intolérance, la violence, l’arrogance et l’irrationnel. L’Islam s’y dévoilait tout le contraire d’une religion de paix, d’égalité et de tolérance. Je basculai dans ce vertige. 

Je venais de parcourir le Coran dans sa version originale arabique, il n’était donc pas question d’une mauvaise interprétation ou d’allégations prises hors contexte. La première réaction est de nier. Il s’agit d’une mécanique d’autodéfense, lorsque la douleur est trop vive pour être envisagée dans toute son amplitude. En confrontant la version originale aux translations anglaises, je réalisai que celles-ci ne sont pas très fidèles, les pauvres transcripteurs ayant tenté, de leurs mieux, d’en atténuer la violence et l’inhumanité. Ils y parvinrent par un choix de mots moins durs ou avec des commentaires cherchant à en temporiser la grossièreté. C’est en Arabe, que le Coran révèle toute sa perfide cruauté. 

Une période dépressive s’ensuivie : l’échafaudage de tout mon univers s’écroulait. Le plancher semblait s’évanouir, me livrant aux profonds abîmes d’une affolante incertitude. Ma croyance servait jusque là comme de garde-fou. Celui-ci s’estompait, me livrant à l’agonie d’un monde désorientant, comme sans plus de direction permettant encore de me rendre quelque part. Je ne pouvais tout simplement pas encore me convaincre que tout mon passé pouvait reposer sur une aussi vaste supercherie.  

Pourquoi personne n’avait-il encore réalisé cela ? Pas même les grands sages ou les saints, comme Moulana Jalaleddin Rumi ! Personne n’avait encore dénoncé l’Islam pour la félonie qu’il est en réalité : que Mahomet était un imposteur et le Coran une machination diabolique Je me sentais bien seul, totalement isolé. Ce fut alors qu’un développement nouveau surgit, qu’une nouvelle étape se profila.

ÉTAPE 3 : LA CULPABILITÉ.

Cette étape nous voit charrier le monde entier sur le dos. On se sent responsable de tout et de rien. On a l’impression que Dieu teste notre foi, alors qu’un feu dévorant nous consume de l’intérieur. Je cherchai secours auprès de certains érudits et l’on me conseilla de m’éloigner du Coran un bout de temps pour me tourner vers des livres susceptibles de consolider ma foi. C’est ce que je fis, en pure perte. Les versets les plus pernicieux du Coran revenaient m’assiéger, au point que la seule vue du livre me remplissait d’un mélange de nostalgie et d’horreurs. Finalement, je me résolus à le dissimuler derrière d’autres bouquins. Je pensai que je reprendrais mes esprits sous peu et qu’une foi expurgée renaîtrait de ses cendres. Mais, déjà, le négationnisme cédait la place à une culpabilité disproportionnée.  

Je me sentais trahis. Personne ne semblait pouvoir me secourir alors que, sentant la noyade et me débattant contre les flots, j’appelais désespérément à l’aide. La culpabilité vous plonge dans un état léthargique, accompagné par des sentiments de pertes. D’ordinaire, ma nature est positive. J’aime considérer les choses avec optimisme, me disant qu’elles iront mieux, que demain s’annonce meilleur qu’aujourd’hui. Mais, à ce moment-là, le sentiment de perte est ravageur. Dieu m’avait-il puni, oublié ? J’avais pourtant la conscience claire, ayant toujours cherché à rendre service à mon prochain.  

Je me tournai vers le végétarisme comme pour expier des fautes, alors que la simple odeur d’un steak me rendait fou de désirs gourmands. Dieu restait silencieux à mes requêtes et prières. S’il m’avait donné une intelligence, cela ne pouvait être pour me vautrer dans une béate stupidité. 

Cette période culpabilisante ne pouvait s’éterniser. Il me fallait trouver une valeur refuge, une source d’appui, une perche par laquelle le monde prendrait un sens éthique et moral. La religion ne pouvait plus m’en fournir. Je n’avais plus besoin de tout ce fatras dogmatique pour déterminer le bien et le mal.  

Cette éthique me disait que tuer est mal parce que je ne désirais pas que l’on me tue. Le Prophète allait à l’encontre de cette éthique en massacrant tant d’innocents, puis en transposant ce pathos en acte de foi. Je sais que le viol est le mal, parce que je ne voudrais pas que cela arrive à celles qui me sont si chères. C’est pourtant ce que le Prophète prescrivit, après avoir lui-même violé d’impuissantes captives. Je sais que l’esclavage est le mal, puisque je ne saurai accepter d’être l’esclave de quelqu’un. Je ne pouvais donc que condamner Mahomet pour s’être enrichi en asservissant ses semblables. Imposer sa religion, c’est le mal puisque je ne voudrais pas que l’on m’en impose une. Alors, pourquoi le Prophète avait-il concocté le dogme du djihad, sanctifiant la guerre et exhortant ses disciples à exterminer tous les incroyants, prendre les captives et leurs enfants tel du butin, cela en toute légitimité ?  

Ce fut LA RÈGLE D’OR DE CONFUCIUS : ‘’AGIS ENVERS LES AUTRES COMME TU VOUDRAIS QU’ILS AGISSENT ENVERS TOI’’ QUI S’AVÉRA LE PRINCIPE AXIAL SUR LEQUEL POUVAIT PIVOTER TOUTE MON ÉTHIQUE. Le Prophète Mahomet allait à l’encontre de cette éthique, sa vie et tout son legs coranique témoignaient de ce détournement du simple gros bon sens. 

ÉTAPE 4 : LA DÉSILLUSION.

La désillusion suit l’étape de la culpabilité et prête au cynisme. Comment autant de gens pouvaient-ils adhérer à une foi aussi ridicule ? J’éprouvais envers eux une grande peine à les voir ainsi manipulés, piégés. Tout ce dommage dévastateur qui résulta en des pertes de vies innombrables, toutes ces femmes islamiques subissant toutes sortes d’abus, sans avoir le recul nécessaire pour s’en rendre compte… 

Toutes ces guerres macabres, prosélytisme insensé qui résulta en d’affreux génocides. Des civilisations complètes furent rayées, des trésors de librairies incendiés, en toute bonne foi. Je me rappelai mon pauvre père, sortant aux petites heures glacées des aurores hivernales, pour faire sa prière ; son visage émacié alors qu’il observait un long mois de jeûne sans compromission et tous ces gens se torturant ainsi durant le Ramadan. Réaliser la fourberie de l’Islam me faisait entrevoir ces rites comme autant de vacuités insignifiantes. Un mirage guidant un milliard d’humains vers un oasis, aux exaltantes promesses, aussi délirantes qu’inexistantes.

vant cela, Dieu me guidait. J’aimais entretenir des conversations intimes avec Lui, ayant l’impression qu’Il savait tout à mon propos. Cette sensation était réconfortante à souhait. Mais, si un Dieu existe, il ne saurait être Allah. Le Créateur d’un tel univers est incompatible avec la créature de Mahomet. Allah est d’une vile ignorance crasse. Le Coran est bourré d’inepties. La stupidité d’Allah démontre qu’il ne saurait provenir que de l’imagination maladive du Prophète. Je réalisai que, jusque-là, je m’étais courbé pour invoquer dans mes prières rien de moins qu’un mirobolant fantasme.  

ÉTAPE 5 : LA DÉPRESSION.

Un désappointement de cette magnitude équivaut, pour un individu, à un gigantesque tremblement de terre, une éruption volcanique dévastatrice. On voudrait pouvoir nier, la désolation est factuelle. La confusion, la culpabilité et la désillusion finissent par céder à une dépression où les sentiments les plus divers se retrouvent sans dessus dessous, pêle-mêle, telle une ville éventrée par un cataclysme. Ses ruines nous hantent du souvenir de ce qu’elle était, l’école ou des amis que l’on fréquentait et qui sont désormais ensevelis.  

L’effroi vertigineux des premières secousses est passé, mais toute cette désolation déprime. La tristesse nous gagne, notre cœur est vide. On se sent impuissant, l’âme en berne. Pour ne pas être ensevelit dans la morbidité on s’active, on occupe nos pensées : il y a mille et une choses à faire. Je me souviens avoir débuté des cours de danse afin de réapprivoiser l’existence et me libérer de cette obnubilante culpabilité qui m’assaillait. La vie me rééduquait. Je réalisai toutes les petites joies (boire un verre de vin, rencontrer une inconnue, etc) dont je m’étais privé. L’aurore se fignolait.  

ÉTAPE 6 : LA COLÈRE.

Le processus évolutif vers l’Affranchissement passe ensuite par l’aigreur. C’est le moment où le cordon ombilical, nous reliant encore à notre passé collectif, est définitivement coupé. Une nouvelle perspective s’affirme, tel un coup d’état en politique. Au niveau individuel, cette révolution correspond à l’étape de la colère ou la poussière retombe. Aigreur pour avoir psalmodié autant de mensonges éhontés ; envers une culture nous ayant trahie en nous inculquant de trompeuses valeurs. Courroux envers mes parents et moi-même, pour s’être laissés emberlificotés par un imposteur maléfique ; déception envers ce Dieu qui n’intervient jamais pour stopper les folies commises en son nom, que tous prennent ainsi en vain. 

L’image des pèlerins se rendants à la Mecque par dizaines de milliers chaque année, dont plusieurs y investissent les économies de toute une vie, ce qui les laissera dépourvus pour leurs vieux jours, me contrit davantage. Ces nouveaux convertis à l’Islam, que les musulmans aiment montrer en épingle, me foudroyaient et ma rancœur attristée les enveloppait. J’étais aigris contre cet univers cloisonné qui protège cette folie furieuse et qui en défend les aspects les plus sordides, faisant taire violemment les voix de la conscientisation qui s’élèvent.  

Cette défense hargneuse n’est pas toujours le fait des musulmans. Elle provient tout autant d’occidentaux, pourtant des kafirs ‘’ infidèles’’, dont le sort est déterminé d’avance par le dogme dont ils se portent les ardents défenseurs, au nom d’une liberté qui leur sera forcément enlevée dès que l’Islam le pourra. C’est écrit. 

En Occident, il devient illégal de critiquer cette foi haineuse sous les auspices mêmes de lois anti-haineuses, par un sophisme délirant aux conséquences apocalyptiques. Les occidentaux jouent avec de la dynamite et s’avèreront les premiers surpris lorsque celle-ci leur explosera en plein visage. Ils confondent loups et chiens de garde et introduisent la bête par inconscience. 

Cette résistance des kafirs m’étonna au départ. Un peu comme lorsque l’on prévient quelqu’un d’un danger imminent et qu’il vous envoie promener. Devriez-vous alors le laisser s’aventurer dans un champ que vous savez miné ? L’Islam a en enlevé les pancartes d’avertissement. Qui voudra prendre connaissance du Coran réalisera que son pacifisme est temporaire. Les versets pacifiques du Coran sont abrogés par les suivants, autrement plus violents. Cette réaction, issue du négationnisme musulman et occidental, décupla ma frustration et alimenta mon aigreur plus encore.  

Mais cette étape fut relativement courte pour moi. Que Mahomet soit un charlatan et un démagogue, sans autre intention que de tromper les gens pour satisfaire ses ambitions narcissiques, ne laissait plus planer le moindre doute. Je savais que ces puériles histoires d’Enfer aux flammes dantesques, à l’Eden aux rivières de vin, de miel et de lait, aux orgies sidérales, sont de pures fabrications d’un esprit dérangé, torturé par l’insécurité, au point d’engager un morbide phénomène de compensation, dominé par le besoin désespéré d’établir son autorité. 

Je réalisai que je ne pouvais tenir rancœur ou en vouloir à quiconque. Mes parents n’avaient agis qu’au meilleur de leurs propres conditionnements. La société et la culture islamiques ne pouvaient non plus être tenues responsables pour avoir poursuivies de tels mirages affriolants. Mes parents et moi-même avions embarqués de plein pied dans un bateau qui prenait l’eau avant même le départ. Je compris que nous avions tous été victimes d’une tragique duperie, au même titre qu’un milliard d’intoxiqués coraniques.  

Je ne pouvais blâmer les musulmans, honnêtes en croyant l’Islam pacifique. Ils maintiennent tout simplement la logique de l’erreur. En parvenant au seuil de l’affranchissement, j’en vins à pardonner à… Mahomet… 

MAHOMET LE NARCISSISTE.

Le ‘’Prophète’’ fut victime d’une maladie mentale, comment pouvais-je le tenir responsable ? Peut-il être tenu responsable d’une déviance dont il n’était pas en contrôle ? Sa pathologie narcissique le faisait mentir, tromper et manipuler les gens pour assouvir le cruel besoin d’attention d’un orphelin qui changea cinq fois de parents avant l’âge de huit ans. Il n’eut pas le temps de s’attacher à l’un d’eux que celui-ci était aussitôt remplacé par un autre. C’est dans ce contexte-là qu’il développa un besoin morbide de susciter une fidélité, à toute épreuve, envers sa personne. Il lui fallait compenser pour ce manque d’attachement, la peur panique qui en résulta, de l’intense sentiment d’insécurité qui en découla. Il trouva cette compensation dans un narcissisme névrotique. Le narcissique compense ainsi une enfance sans amour en cherchant à s’entourer de vénération. Incapable d’aimer, il manigancera des scénarios où on l’admire, le respecte, le reconnaît à sa ‘’juste’’ valeur. C’est par le reflet des autres qu’il existe, ne se sentant rien par lui-même.  

La pathologie narcissique projette de grandioses rêveries et donne facilement dans la mégalomanie la plus exacerbée, comme de dominer le monde. Parmi eux nous retrouvons Mussolini, Idi Amin, Pol Pot, Hitler, Saddam Hussein, Staline et Mao Tsé Tong. Leur perspicacité est employée pour combler leurs émotions fantômes. Ils sont des épaves menacées par les flots, rescapées d’une enfance naufragée. 

Très perturbés, ils s’accordent des buts magnifiés, caractérisés par le centre qu’ils y occupent eux-mêmes. Sans le reflet de la vénération qu’ils suscitent, ils se sentent négligés, sans existence particulière. Ils vivent par procuration. Il leur faut imposer le respect et, pour se faire, ils se servent des alibis que sont leurs causes. Pour Hitler ce fut la domination du parti et de la race ; pour Mussolini, l’unité nationale par le fascisme ; pour Staline et Mao, ce fut la lutte des classes. Pour certains autres, dont Mahomet, une secte religieuse (dont ils sont évidemment le centre d’attention) fera l’affaire. Ces causes ne sont jamais que des outils leur permettant de dominer l’entourage.

Le mobile qu’ils invoquent sert à déjouer l’évidence de leur narcissisme. Plutôt que de se promouvoir eux-mêmes, c’est l’idéologie ou la religion qui leur offre ce qu’ils recherchent en réalité. C’est ainsi qu’Hitler ne demanda pas aux Allemands de l’aimer en tant qu’individu, mais de le respecter en tant que Führer. Mahomet ne pouvait guère s’attendre qu’on lui obéisse, au doigt et à l’œil, sans interventions divines et Allah servira de paravent à ses ambitions personnelles. Allah se révèle l’évident alter ego de Mahomet, ce qui lui permettra de manipuler les gens et d’exiger d’eux une obéissance aveugle. À titre d’unique Prophète d’Allah, il pouvait ainsi s’arroger le droit de vie et de mort sur quiconque. 

Le docteur Sam Vaknin, l’auteur de ‘’Malignant Self Love –Narcissism Revisited’’ explique : ‘’Tous les gens sont narcissiques à différents niveaux. Il s’agit le plus souvent d’un phénomène normal faisant partie de l’instinct de survie. La différence est dans la démesure. LE NARCISSISME PATHOLOGIQUE EST CARACTÉRISÉ PAR LA TOTALE ABSENCE D’EMPATHIE. Le pathos narcissique considère les autres comme des objets à exploiter. Ce pathos va les utiliser pour sa propre vénération. Il se croit en droit d’exiger une telle admiration, puisqu’il se veut l’axe de grandioses réalisations centrées autour de lui-même. Narcisse est inconscient de sa propre pathologie : ses facultés cognitives et toutes ses émotions étant distordues’’. 

Ce qui précède correspond au personnage de Mahomet parfaitement, incapable de manifester le moindre respect envers les sentiments d’autrui.

Lorsqu’il conclut que les juifs ne sont plus d’aucune utilité pour lui, sinon une entrave à sa montée, et qu’il a besoin de leurs richesses pour accroître ses conquêtes, il cesse brusquement ses courbettes pour procéder à leur élimination systématique. Il va ainsi massacrer la communauté de Banu Qurayza, bannir ou exterminer tous les autres juifs et chré-tiens de l’Arabie. Il tombe sous le sens qu’un Dieu n’aurait pas besoin de si misérables expédients pour parvenir à ses fins.  

Je ne pouvais donc en vouloir à cet homme troublé, mort depuis longtemps. Mahomet fut à la fois victime des circonstances et d’une enfance terrorisée par l’abandon maternel, comme de la pauvreté culturelle de son peuple. Ses émotions étaient une plaie mal cicatrisée. Le dr. Vaknin poursuit : ‘’Le narcissique se ment à lui-même et projette un caractère d’immunité invincible. Chez lui, tout est démesuré à commencer par la politesse qu’il manifeste agressivement. Ses promesses sont aussi grandiloquentes que ses critiques sont d’une sinistre violence, alors que sa générosité semble désarticulée’’. N’est-ce pas là le portrait tout craché du prophète Mahomet ?  

Comment pouvais-je en vouloir aux Arabes pour n’avoir pas correctement évalués les perturbations mentales de ce pseudo prophète, aux promesses plus vastes que la Nature, ses rêves de conquêtes vertigineuses visant à subjuguer toutes autres dénominations religieuses. Il n’était qu’un misérable marchand dont des complications pathologique, n’ayant rien à voir avec des révélations divines, s’approprièrent l’esprit. Comment pouvais-je blâmer les Arabes d’avoir été la proie de telles manigances alors que, tout récemment, des millions d’Allemands furent ainsi victimes de l’abominable charisme d’un autre grand narcissique qui, tout comme Mahomet, les gava de promesses furibondes ? Le narcissique manipule, avec un doigté démoniaque, tout cela au service d’une ambition grossièrement démesurée. 

Un regard un tant soit peu objectif peut exonérer tous ces pauvres gens, hypnotisés par des rêves de grandeurs disproportionnés. Persécuteurs/Victimes finissent par se confondre. Comme le dit Socrate : ‘’L’IGNORANCE EST LA SOURCE DE TOUS LES MAUX’’. C’est seulement cette ignorance-là que l’on peut rendre coupable.  

C’est à travers cela que nous en arrivons à vénérer des charlatans et leurs trains de mensonges, que ces imposteurs parviennent à nous inoculer la haine au nom d’idéologies, de fausses divinités ou de religions miraculeuses. C’est encore l’ignorance qui nous faire prendre des vessies pour des lanternes ; des prophètes, capables de décoder les messages divins ; qui nous sépare en des clans adverses, à couteaux tirés les uns avec les autres. Cela voile l’universalité de la nature humaine et transforme la planète en différents camps de concentration. Cette conscientisation voit s’estomper toute forme de rancœur et cède la voie à un profond sentiment d’empathie, de compassion et d’amour.  

Je me suis donc promis de combattre l’ignorance humaine qui divise l’humanité en camp retranché, selon sa race ou sa religion. Nous avons déjà chèrement payé nos sempiternelles désunions. Adhérer aussi aveuglément à de faux cultes, à de pernicieuses idéologies passe par l’ignorance qui permet à des psychopathes de nous imposer leurs carences émotives.  

Tout ce qui nous divise tient de l’obscurantisme : les idéologies comme les cultes sectaires générateurs de haines et d’antagonismes. L’humanité devra apprendre à pouvoir se passer de ces convulsions pathologiques, qui nous incitent à guerroyer une secte ou une idéologie contre l’autre, lorsqu’elles fomentent discordes et désharmonies. J’en suis donc venu à la conviction que la RÈGLE D’OR est l’étalon de mesure qui nous permet de jauger la valeur des idées en présence. Mais aussi, j’en suis venu à penser que l’humanité progresse par le doute plutôt que par la certitude délivrée par une croyance quelconque. Qui peut prétendre nous enseigner la vérité comme s’il pouvait voir les choses à travers nos propres yeux mieux que nous-mêmes ?  

La vérité ne peut donc s’enseigner par une religion, une philosophie ou une doctrine. C’est l’expérience du Dieu en chacun de nous qui nous relie les uns aux autres. La vérité se témoigne par l’affection et l’entraide, l’amitié et le compagnonnage, le soin des parents ou le sourire d’un enfant. Ce guide nous éloigne des idéologies pour nous indiquer l’amour du prochain, cet autre soi-même.  

SYNTHÈSE.

Le processus, qui va de l’obscurantisme dogmatique à l’Illumination via l’Affranchissement, est une route éperdue, parsemée d’embûches, un calvaire. Si j’emprunte au soufisme, nous pouvons nous référer à ses sept vallées, dont la première est l’ignorance. Nous y trouvons un réconfort bestial, comme un troupeau dans son enclos. SEUL UN CHOC NOUS DÉCIDERA À EN SORTIR.  

La première réaction à ce choc est le négationnisme. Nier permet de maintenir l’illusion un peu comme le parapluie semble pouvoir nier l’ondée. La tempête peut bien rager dehors, mais elle est inexistante à l’intérieure de cette protection. Ce parapluie, ce bouclier, nie la pluie et on l’ouvre dès que le mal réapparaît. Cette zone de confort nous maintient dans le familier, tampon nous protégeant de la trop vive douleur de la conscientisation. Être rivé au négationnisme, comme un animal à sa laisse, nous empêche de faire face à l’inconnu traumatisant. Voilà la seconde vallée. LÀ ENCORE, SEUL UN CHOC NOUS FORCERA À ÉMIGRER HORS DU DÉCOR QUI NOUS EST SI CHÈREMENT FAMILIER. Une nouvelle négation peut survenir, stoppant tout le processus de conscientisation. Ce qu’on ignore ne peut faire mal, ni ce que l’on se refuse d’entrevoir. Mais les faits demeurent, qu’on les nie autant qu’on le voudra, comme le parapluie qui n’empêche pas l’orage, mais fournit un refuge temporaire. Il faudra bien se mouiller tôt ou tard.  

L’un de ces faits est susceptible d’entrouvrir la porte, d’emporter le parapluie par une bourrasque de vent. Notre Mur de Berlin n’est plus opaque ni étanche. Les faits que l’on tenait à l’écart fondent sur nous en un seul instant. L’absurdité de nos défenses révèle tout l’illogisme sur lequel on se fondait jusqu’alors. La confusion nous retrouve détrempés jusqu’aux os. C’est un moment d’effarement et d’effroi. La pluie tombe de partout et l’on ne peut guère voir plus qu’à quelques centimètres. Ceux qui ont des parapluies passent sans pouvoir vous aider, sinon au risque d’être eux-mêmes détrempés et ils passent vite leurs chemins. C’est un moment qui semble dramatique mais qui, en réalité, prépare le terrain. On peut alors passer d’une religion à une secte ou vice-versa mais elles apparaissent désormais toutes comme autant de parapluies percés.  

Nous entrons alors dans la vallée de la culpabilité : vos émotions s’y chamaillent avec votre intellect. On s’en veut de ne pas avoir prévu comme un parapluie supplémentaire. Mais cela n’est pas ainsi convenu : personne n’apporte ainsi trois ou quatre parapluies juste au cas ou l’un d’eux se briserait. Prier Dieu n’empêche pas l’orage. Les émotions, pour n’être pas rationnelles, n’en sont pas moins extrêmement vivaces. La peur est animale et elle voudra nous ramener dans l’enclot premier mais, une fois aussi détrempés, un nouveau parapluie apparaît ridicule. On se sent gêné, anormal, mit à part du troupeau,

sa laisse comme en bandoulière.  

Ensuite vient la désillusion et l’apitoiement sur son sort. Elle se mêle d’un vertige comme celui qui, sortant de prison après un long internement, ne reconnaît plus les décors d’antan, pourtant si familiers jadis. Le monde entier semble composé d’étrangers hostiles. Il est comme décomposé.  

La liberté est si déroutante. Tous les chemins ne mènent plus à Rome où à la Mecque. L’impression d’être comme un arbre perdu en pleine forêt, une goutte d’eau anonyme dans les déluges de l’orage. Des vagues dépressives succèdent aux ressacs de la désillusion. Le sol semble se dérober sous nos pas. Mais combien de gens se sont entretués pour protéger à tout prix leurs aliénations ? Combien de peuples furent ainsi sacrifiés sur l’autel sacré de la Rédemption ? L’Histoire est un bain de sang remplit des victimes d’Allah, de Yahweh, d’idéologies aussi massacrantes que sectaires. Illusions paradisiaques issues de paranoïa virulente, de narcissismes mégalomaniaques, de pitoyables schizophrénies !  

Nous débouchons dans la vallée de l’aigreur et tout y passe : on se maudit d’avoir été si futile, consacrant nos vies à des arnaques malignes. Mais cette vaine rancœur ne dure guère, dès que l’on réalise que de maudire la pluie, ou lui en vouloir de se déverser ainsi, n’est ni intelligent ni ne l’empêche de tomber.  

Nous commençons à nous faire à nos vêtements humides et, même sans parapluie, on parvient à avancer. On commence à jouer dans les flaques sans peur d’avoir à se mouiller. Cela nous remémore nos joies d’enfants où l’onde se dessinait tel un jouet tombé du ciel. On en vient à vouloir inviter les autres à gambader dans cette folichonne baignade. 

Dès lors, on ne fait plus qu’un avec les mystères de la vie. Ils ne représentent plus un danger dont il faut se protéger à tout prix. La liberté ne constitue plus tel un obstacle à craindre, mais comme l’horizon qui se passe de chemin parce qu’il indique la voie. La pluie n’est plus adverse et devient amicale. On dégouline peut-être mais de joie libératrice. Le mal ne peut pas être en soit dans la pluie, tant que dans la peur de la pluie. L’onde fertilise la terre et une bonne douche improvisée n’est pas la calamité envisagée. Le pot-au-feu n’en sera que meilleur. 

L’Illumination se traduit par la Règle d’Or, l’empathie et la compassion et. Elle abolie toutes les frontières et tous les carcans. On épouse la Nature, la Vie pour Voyage de noces. Amour et Vérité s’harmonisent. La conscience n’ayant nul besoin de chemin, puisqu’elle est partout. Dieu nous réunit par l’étincelle divine commune. Nous voilà des pèlerins devant l’Éternel. Mais la peur tapie en nous-mêmes demeure le plus formidable des monstres. C’est le mythologique Dragon qu’affrontent les héros de l’Antiquité, c’est la Gorgone qui nous méduse. Celui qui parvient à la vaincre, à l’apprivoiser, peut entrer dans ce Paradis qu’est le miracle d’Aujourd’hui, dans l’Éternité du Présent. Il n’a plus à craindre son prochain, cette curieuse variante de lui-même… 

FIN.

 

 

 

 

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